Ca y est ! Vous avez décidé de vous lancer dans la couture et de vous procurer une machine à coudre. Mais vous hésitez quant au modèle : quel budget ? Quelle marque ? Mécanique ou électronique ?
Dans cet article de blog, je vous parle de la machine avec laquelle j’ai commencé la couture, mais aussi des différentes machines que j’ai pu posséder, ainsi que celles que j’utilise lors de mes ateliers couture !
Comment j'ai commencé à la couture et ma première machine à coudre : la Brother CS10
J’ai commencé la couture en 2019, en me disant « ah tiens, je vais avoir 30 ans, si j’apprenais une nouvelle compétence ? ».
J’ai commencé par m’inscrire à quelques cours de couture chez Brin de Cousette qui malheureusement n’existe plus. Je voulais tout d’abord m’initier à la couture sans investir dans une machine à coudre, afin d’éviter d’acheter une machine et ensuite l’oublier dans un coin si elle ne m’intéressait pas.
Vous voulez apprendre à coudre ?
J’ai eu la chance de recevoir ma première machine à coudre en cadeau, pour mes 30 ans ! Il s’agissait de la Brother CS10, qui aujourd’hui n’est plus commercialisée. C’était une petite machine électronique, avec une boutonnière automatique en 4 étapes et assez de points pour commencer tranquillement ses premières cousettes.
C’est aussi une machine qui ne possède pas de régulateur de vitesse sur la pédale, ce qui est pas mal finalement pour s’habituer à maîtriser sa vitesse de couture.
Ma petite CS10 m’a accompagnée pendant 2 années, c’est avec elle que j’ai cousu mes premières robes, mes premières blouses, mes premiers jerseys, les fameux masques en tissu du Covid… !
J’ai l’impression qu’elle a été remplacée par une Brother CS10S aujourd’hui, qui n’a plus exactement la même forme mais possède à peu près les mêmes fonctions, mais qui ne semble pas être disponible partout.
Néanmoins je tiens à vous prévenir si vous souhaitez investir dans une machine à coudre à moins de 200 euros comme celle-ci : elles sont malheureusement plutôt « à usage unique », puisque difficilement réparables, et vous allez dépenser très vite plus en entretien que pour le prix initial. C’est un pari. Ma CS10 est encore parfaitement fonctionnelle aujourd’hui et elle sert à ma mère à faire un point de surfil et des boutonnières (elle a une piqueuse plate). Donc ça peut quand même le faire !
Ma première upgrade : la Brother F400
Après 2 années avec la Brother CS10, j’ai décidé de rester fidèle à la marque Brother pour ma seconde machine à coudre. La principale raison, c’est que je m’étais habituée à l’ergonomie de la marque et que je ne voulais pas racheter l’intégralité de mes canettes !
J’ai donc sélectionné « la plus basique des machines haut de gamme » de Brother : la F400. Il s’agit de la première machine de leur gamme à posséder le réglage de la pression du pied de biche (manuel), ainsi que le leur système d’entraînement « SFDS » : Square Feed Drive System, plus puissant que celui des machines en dessous.
En revanche, je n’ai pas voulu prendre les machines plus chères comme la F410 ou la F420 car je n’avais pas grand chose à faire des dizaines de points décoratifs.
La Brother F400 est une très bonne machine à coudre, elle m’a fidèlement accompagnée pendant 5 années, notamment pendant la préparation de mon CAP Couture. Son point faible principal ? Je n’ai jamais réussi à faire un joli point à la double aiguille.
La redécouverte des machines mécaniques : la Janome My Style
S’il y a bien une chose, lorsque l’on prépare le CAP Couture, que l’on craint, c’est de devoir coudre avec une piqueuse plate. L’ergonomie est un peu différente des machines familiales, la machine coud beaucoup plus vite, mais aussi beaucoup plus précisément. Une fois que l’on a pris le pli, c’est vraiment un bonheur et on n’a qu’une envie : en acheter une !
Du coup, c’est en cousant avec pas mal de machines cette année, dont des piqueuses plates et des machines mécaniques, et j’ai redécouvert celles-ci.
Finalement, elles ont moins de points décoratifs et de petite fonctions de confort que les machines électroniques, mais elles dégagent une sensation de fiabilité et de robustesse qui sont plutôt rassurantes. Et c’est pour cela que j’ai fini par choisir des machines mécaniques pour mes ateliers.
J’ai choisi d’aller sur la marque Janome, qui au contraire de Brother fait des machines mécaniques qui ne sont pas juste super entrée de gamme.
Guidée par Laurence à la boutique Fleur de Soleil à Paris, mon choix s’est porté sur des Janome My Style Deluxe 500, que j’ai eu l’occasion de tester avant d’acheter.
J’ai été très impressionnée par la qualité du point que ces Janome mécaniques font, alors qu’elles sont moins chères que ma Brother F400. Et j’aime beaucoup le bruit que le moteur fait, c’est un bruit qui respire la fiabilité. Et cette machine possède tout de même la boutonnière en 1 étape ainsi que le réglage de la pression du pied de biche ! Idéal si un jour je veux me lancer sur des cours de jersey.
Elle n’ont pas de régulateur de vitesse, ce qui est peut-être le seul inconvénient lorsque l’on anime des ateliers de couture débutant, néanmoins c’est aussi une bonne manière de dompter la vitesse de couture lorsque l’on débute !
Ma nouvelle machine à coudre experte : la Janome HD9 !
Comme je le disais plus haut, le fait de coudre avec des piqueuses plates a totalement ruiné mon rapport avec la Brother F400. Je finissais par trouver son entraînement trop léger et son pied trop large pour avoir une belle couture.
C’est ainsi que je me suis dirigée vers une machine dite « semi-pro » : il s’agit d’une machine à coudre qui ne fait que le point droit, comme la piqueuse plate, qui a une canette à chargement vertical, comme une piqueuse plate, une genouillère comme une piqueuse plate, mais qui reste relativement transportable.
« Relativement » transportable, car la Janome HD9 sur laquelle j’ai arrêté mon choix, pèse quand même son sacré poids de 14kg, et que la bouger sur ma table requiert un gros effort !
En termes de couture, c’est un vrai bonheur. Le point est précis car le pied est le même que sur une piqueuse plate. La vitesse de couture maximale est folle et je mets souvent le régulateur de vitesse sur la vitesse minimum ! La genouillère est un confort très appréciable. Et la plaque graduée l’est à 5, 7 et 10mm ce qui est génial pour coudre sans guide.
La Janome HD9 s’appelle « HD » pour « Heavy Duty » : elle est conçue pour coudre de grosses épaisseurs ! Elle a même un chemin d’enfilage spécial tissus et fil épais, que je n’ai jamais testé. Pour coudre des tissus « classiques » ou fins, je dois pas mal baisser la tension du fil ! Mais le point est vraiment beau sur l’endroit et sur l’envers au contraire des machines familiales !
Ses points faibles ? Elle est bruyante si elle n’est pas régulièrement huilée. Son point arrière recule plutôt d’un « demi-point » ce qui n’est pas très joli. Et comme elle est conçue pour coudre de grosses épaisseurs, elle peut parfois faire des points d’arrêts pas très jolis sur de la soie par exemple.
Et évidemment, ce n’est pas un « point faible » à proprement parler mais une caractéristique : elle ne fait que le point droit. Du coup, je garde ma Brother F400 pour la couture du jersey qui nécessite point éclair, zigzag ou double aiguille.
En conclusion : Quelle machine à coudre choisir ?
- Avec 7 ans d’utilisation et de recul, si je devais vous conseiller je vous dirais ceci (et c’est mon avis et cela n’engage que moi)
- Si vous débutez dans la couture, et que vous avez décidé d’investir, à budget équivalent j’investirais plutôt dans la meilleure machine mécanique possible à ce prix plutôt que dans une électronique, sauf si vous voulez absolument utiliser les points décoratifs. Le prix des machines à coudre a néanmoins beaucoup augmenté ces dernières années, et je vous conseille d’investir plutôt 400 euros dans une petite machine à coudre Janome, Elna ou Brother
- Si vous souhaitez monter en gamme, là, c’est plutôt l’embarras du choix sur les machines électroniques ! Cela dépendra de ce que vous souhaitez coudre, du nombre de points décoratifs que vous voulez… et de votre budget !
- Et si vous avez de la place chez vous, je ne saurais que vous conseiller une vraie piqueuse plate industrielle. Une Juki d’entrée de gamme sera toujours moins chère que la Janome HD9 ! Mais vous aurez besoin de payer le déplacement du technicien pour la révision. En revanche, l’expérience de piquage sera vraiment sans équivalent…
Et vous, avec quelle machine à coudre avez-vous commencé la couture ? Ou alors, vous souhaitez vous équiper et vous avez des questions ? N’hésitez pas à poster en commentaire !

